Chant de joie du matin

DANS LE PREMIER ARTICLE de cette série (“Grave-la Sur des Tablettes”), nous avons esquissé les dispensations du Divin Plan des Âges, et démontré la nature progressive de la manière selon laquelle Dieu Tout-Puissant a agi avec l’humanité au cours de l’histoire. On peut voir que les enseignements de la révélation divine sont à la fois magnifiques et harmonieux de ce point de vue et d’aucun autre.

 

Dans ce fascicule, nous nous concentrerons sur l’aboutissement du Plan de Dieu afin de mieux tracer les événements qui y conduisent. Nous pouvons appeler cela, le but final du Plan divin. (La partie mise en évidence — la 3ème Dispensation — dans la carte ci-dessus, est le sujet de ce numéro).

 

LA PERMISSION DU MAL PAR DIEU.

 

La période, durant laquelle le péché est autorisé, est une nuit obscure pour l’humanité, et ne doit jamais être oubliée. Mais le glorieux jour de justice et de faveur divine, qui doit être inauguré par le Messie, apportera la guérison de tous les maux physiques et du péché, et fera plus que contrebalancer l’horrible nuit de pleurs et de soupirs dans laquelle peine la création gémissante depuis si longtemps. Le Psaume 30, verset 5, expose magnifiquement le sujet : “Le soir, les pleurs viennent loger [avec nous], et le matin il y a un chant de joie”.

 

Dans cet article, et dans ceux qui suivront au cours des prochains mois, nous espérons en dévoiler assez du fondement sur lequel toute la foi devrait être bâtie — la Parole de Dieu — pour donner confiance et assurance dans son témoignage. Ceux qui reconnaissent la Bible comme la révélation du Plan de Dieu admettront très probablement que, si elle est inspirée de Dieu, ses enseignements doivent révéler un plan harmonieux et logique non seulement avec lui-même, mais aussi avec le caractère de son divin Auteur. Le but de ceux qui recherchent la Vérité devrait être d’obtenir l’ensemble complet et harmonieux du Plan révélé de Dieu.

 

LA PROPHÉTIE, FONDEMENT DE LA FOI.

 

Aucun enseignement religieux ne devrait avoir de poids, à moins qu’il ne guide celui qui est en quête de vérité à la source de Vérité, c’est-à-dire les Écritures. Aucun système de théologie n’est parfait s’il oublie l’un des aspects saillants de l’enseignement scriptural – celui de la prophétie. La place de la prophétie dans le Plan de Dieu et dans la vie des membres de Son peuple ne peut être surestimée. Elle a donné l’espérance à ceux qui, pendant des siècles, se sont accrochés à la promesse d’un Messie futur. Et, à Son Premier Avènement, Jésus promit qu’Il reviendrait pour établir Son Royaume (Matth. 24 : 29-31). Nous ne connaissons pas la date de l’établissement de ce Royaume, mais il ne fait aucun doute qu’il viendra. La promesse de celui-ci est enraci-née dans les Écritures, étant le témoignage de tous les saints prophètes (Act. 3 : 19-21). Aucune œuvre n’est plus noble, ni plus ennoblissante que l’étude respec-tueuse des intentions révélées de Dieu — “dans lesquel-les des anges désirent se regarder de près” (1 Pi. 1 : 12).

 

La prophétie ne fut pas simplement donnée pour satisfaire la curiosité concernant l’avenir. Évidemment, son but est que les enfants consacrés de Dieu étudient les plans du Père, et d’engager le saint intérêt des membres de Son peuple dans ces plans, afin qu’ils puissent servir avec l’esprit et avec la compréhension. Savoir ce qui sera neutralise l’influence de ce qui est présentement. Un arc béni de promesse embrasse les cieux. L’Esprit de Dieu, donné pour guider l’Église dans la Vérité, prendra des choses écrites et les leur montrera ; mais nous n’avons pas besoin de rien de plus que ce qui est écrit, parce que les saintes Écritures peuvent rendre sage à salut, par la foi qui est en Christ Jésus (2 Tim. 3 : 15).

 

Alors qu’il est toujours vrai que “les ténèbres couvrent la terre, et l’obscurité profonde, les peuples”, le monde ne doit pas toujours demeurer dans cette condition (És. 60 : 1-3). Nous sommes assurés qu’il y aura un matin lumineux (Mal. 4 : 2). De même que, mainte-nant Dieu fait briller le soleil naturel sur les justes et sur les injustes, de même aussi, dans le Jour millénaire, le Soleil de Justice brillera pour le profit de tous (És. 35 : 10).

 

UNE LUMIÈRE PLUS ÉCLATANTE

 

Pendant la plus grande partie de l’histoire, la lumière de la révélation de Dieu n’a brillé que faiblement. Les pro-messes faites à Abraham et aux autres, et représentées typiquement dans l’Alliance de la Loi et les cérémonies de la nation israélite, n’étaient que des ombres, et ne donnèrent qu’une vague idée des desseins pleins de grâce de Dieu. Lorsque nous parvenons à l’époque de Jésus, la lumière augmente. Jusque-là, l’apogée de l’expectative avait été que Dieu amènerait un libérateur pour préserver Israël de ses ennemis, et pour l’exalter en tant que nation principale de la terre, dans une position de puissance et d’influence telle que Dieu l’emploierait comme Son agent pour bénir toutes les familles de la terre (Gen. 12 : 3). L’offre qui leur fut faite d’un héritage dans le Royaume de Dieu était si différente — dans les conditions requises — de ce qu’ils avaient attendu, et les perspectives de la classe en cours d’élection de parvenir à jamais à la grandeur promise étaient, considérées ex-térieurement et humainement, si improbables, que tous, à l’exception de quelques-uns, déclinèrent l’invitation.

 

Lorsque l’Évangile que Jésus enseigna fut compris après la Pentecôte, l’Église discerna que les bénédictions pour le monde devaient être d’un caractère du-rable, et que, pour l’accomplissement de ce dessein, le Royaume serait spirituel, et composé de ceux que Jésus appelait des Israélites “vraiment” — des hommes et des femmes qui, en conduite et en caractère, vivaient dans l’esprit de la Loi, et s’en tenaient à leur foi prophétique.

 

La véritable Église devait être un “petit troupeau” choisi parmi les Juifs et les Gentils, une classe qui devait être élevée à la nature spirituelle et à une grande puissance. Nous lisons que Jésus a fait luire la vie et l’immortalité par l’Évangile (2 Tim. 1 : 10). Depuis l’époque de Jésus brille davantage de lumière encore, comme Il l’avait prédit en disant : “J’ai encore beaucoup de choses à vous dire ; mais vous ne pouvez les supporter maintenant. Mais quand celui-là, l’Esprit de la Vérité, sera venu, il vous conduira dans toute la vérité… et il vous annoncera les choses qui vont arriver” (Jean 16 : 12, 13).

 

Après la mort des Apôtres, cette nouvelle Église commença à compter sur des instructeurs humains pour la conduire. Mondains et avec une ambition de pouvoir, beaucoup des conducteurs s’attribuèrent de grands titres et charges, et commencèrent à le prendre de haut avec l’héritage de Dieu. Petit à petit, une séparation se fit entre le “clergé” et les “laïcs”, conduisant finalement à l’asservissement du croyant à un ensemble strict de dog-mes non scripturaux. À partir de cet esclavage fut mené un assaut hardi et béni en faveur de la liberté et de la Bible, dans ce qui est connu comme la Réformation. Dieu suscita de hardis champions pour Sa Parole, parmi lesquels se trouvaient Luther, Zwingle, Melanchthon, Wycliffe, Knox et d’autres.

 

L’apathie à l’égard des sujets religieux caractérise en général la société occidentale du monde actuel, même si, selon un rapport publié récemment, il y a aux états-Unis une conscience plus grande du rôle de la religion, attribuée principalement aux effets des attaques sur New York et sur Washington en septembre (Centre de Recherche Religieuse pour le Peuple et la Presse). Cependant, si les tendances établies se poursuivent, nous pouvons nous attendre à une chute toujours plus importante de la fréquentation des églises et un rôle décroissant de la religion comme moteur de changement dans les sociétés.

 

Les niveaux élevés de crimes violents, de vols de biens, et le rejet largement répandu des codes éthiques s’insinuent dans la plupart des pays démocratiques. De nombreux facteurs complexes expliquent cela mais, sans aucun doute, l’abandon de la foi en un Dieu qui surveille tout est l’un d’entre eux. Nous devons revenir aux paroles des prophètes et des Apôtres pour avoir connaissance du présent et de l’avenir. L’Apôtre Paul nous dit que Dieu a révélé à l’Église chrétienne le mystère de Sa volonté, bien qu’Il l’eût énoncé en déclarations obscures qui ne purent être comprises avant le temps convenable (Éph. 1 : 9, 10, 17, 18 ; 3 : 4-6).

 

Ironiquement, ni les prophètes, ni les anges ne comprirent la signification des prophéties émises. Pierre dit que lorsqu’ils s’informèrent avec anxiété pour comprendre la signification, Dieu leur dit que les vérités cachées dans leurs prophéties n’étaient pas pour eux-mêmes, mais pour nous de l’Âge chrétien (1 Pi. 1 : 12). Il est clair que, bien que Jésus promit que l’Église devait être guidée dans toute la Vérité, ce devait être un déroulement graduel.

 

Même si, par instinct, toute la création gémit et est en travail dans l’attente du Millénium, la plupart des gens avancent à tâtons cependant dans l’ignorance, ne sachant rien des desseins pleins de grâce de Jéhovah envers eux. Le grand Créateur prépare un splendide banquet ouvert à tous, qui confondra l’humanité — un festin bien au-delà de ce qu’ils purent jamais espérer.

 

LE MILLÉNIUM

 

Indiqué dans la partie grisée de la carte de la page 13, le Millénium est universellement reconnu comme un temps de joie et de bénédiction, dont l’idée apparaît sous d’autres termes, tels que l’Utopie, ou le Paradis, un autre concept biblique. Lorsque ces questions provoquaient un plus grand intérêt qu’elles ne le font mainte-nant, c’était matière à beaucoup de discussion quant à savoir si le terme Millénium indiquait simplement une période générale, ou si, comme le suggère la racine lati-ne, il s’agissait en fait d’une véritable période longue de 1000 ans. Nous croyons en la dernière et la présentons de cette manière dans la carte de la page précédente.

 

La référence principale à une période de 1000 ans se trouve en Apoc. 20 : 1-9 ; le dernier chapitre du livre se termine avec l’accomplissement de cette période, c’est-à-dire la séparation finale des méchants d’avec les justes, et la réconciliation complète de l’humanité avec le Père céleste. Cela doit être accompli pendant l’Âge millénaire grâce à l’œuvre de “l’Esprit et de l’épouse” —Christ Jésus, le Médiateur, et Son Église, ceux qui ont été choisis pour être Son Épouse pendant l’Âge de l’Évangile ou de l’Église.

Aucune discussion sur le Millénium ne serait complète sans une considération du Second Avènement de notre Seigneur, puisque cet événement heureux lui est si étroitement associé. Parce que les desseins du Millénium et du Second Avènement de notre Seigneur sont tellement semblables, lorsque nous discutons des buts de l’un, nous discutons des buts de l’autre. Nous espérons aborder le sujet du Second Avènement dans un futur numéro (Pour une présentation détaillée sur le Millénium, voyez, s’il vous plaît, notre livre du même nom, mentionné à la dernière page de cette revue).

 

Les Écritures décrivent cette période comme un havre béni, recherché par toutes les nations. Après des générations d’histoire mouvementée, les humains re-chercheront le repos et les délices dans le rétablissement que le Règne millénaire de Christ leur offrira (Ps. 107 : 23-30). Connu aussi comme le Jour de Jugement, le Millénium verra Christ, en tant que Roi et Juge, présider avec Ses saints un monde sincèrement dégoûté et fati-gué des troubles de ce “présent monde mauvais”, et dé-sireux d’accepter la nouvelle administration (És. 26 : 9).

Les jugements de ce jour-là ne consisteront pas simplement de réprimandes répressives, mais tendront plutôt à développer et à fortifier les vertus du caractère et à réformer le cœur. C’est dans le Millénium que la promesse faite à Abraham trouvera son accomplissement le plus élevé : “En toi seront bénies toutes les familles de la terre” (Gen. 12 : 3),

La véritable semence d’Abraham est Christ (avec Son Église), et Il a l’intention d’élever les humains hors de leur condition maudite de mort et de péché et de les rétablir, pour toute l’éternité, à une relation bénie avec le Père (Gal. 3 : 8, 9, 16, 29), dans la perfection d’être, comme l’était Adam avant de pécher. Quand Son œuvre sera terminée à la fin de la période, Il S’écartera, afin que le Père puisse être “tout en tous” (1 Cor. 15 : 28). Tout ceci découle de la Rançon que Christ a déposée au calvaire (Jean 12 : 32, 33).

 

La parabole des Brebis et des Boucs dépeint les principes de base du jugement qui prévaudra en ce jour-là (Matth. 25 : 31-46). L’épreuve se fera selon les voies de l’amour. De même que Christ vint pour servir et non pour être servi, Dieu recherche des qualités semblables en ceux qu’Il accepte comme Ses enfants. Ceux-ci hériteront de la terre et entreront dans les glorieux Âges à venir (Matth. 5 : 5 ; 1 Cor. 2 : 9).

 

(Pour des détails supplémentaires, consultez LE DIVIN PLAN DES ÂGES, présenté sur le site).