LE VÉRITABLE JÉSUS

 

“LA PASSION” le film objet d’une grande publicité sur la crucifixion de Christ a éveillé beaucoup d’hommages et de critiques dans tout le pays. Prévu pour être projeté dans les cinémas américains à partir du 25 février et dans le reste du monde en mars et avril, la production est l’œuvre de Mel Gibson, l’acteur australo-américain, et est l’expression personnelle de sa foi catholique conservatrice. Gibson a financé personnellement environ la moitié du coût du film, soit 30 millions de dollars. Avant de le montrer aux journalistes, il le projeta devant beaucoup de dirigeants d’églises et de groupes chrétiens pour aider à la publicité du film de vive voix. Les dialogues du film sont en latin et en araméen, avec des sous-titres.

Malgré ses scènes d’une violence implacable manifestement, le film a reçu des éloges de certaines organisations chrétiennes qui espèrent en faire un outil efficace de conversion. Il a été condamné par certains groupes juifs qui craignent que le film ne stimule le sentiment anti-juif ici et à l’étranger. Gibson maintient que le film relate simplement avec précision la présentation biblique, et décrit l’immensité du sacrifice de Christ.

 

Antisémitisme

Il y a une montée de l’antisémitisme aux USA et en Europe. La Commission Européenne a récemment convoqué une session spéciale pour aborder le problème. Des attaques contre les Juifs, les synagogues, les intérêts juifs en Europe ont augmenté pendant ces dernières années, en partie à cause de l’immigration à grande échelle issue des pays musulmans, et de la montée du nationalisme radical de l’extrême droite, qui affirme que les Juifs complotent pour dominer le monde par la finance et l’idéologie politique.

La politique du gouvernement israélien et sa façon d’agir envers les Palestiniens, que beaucoup jugent dures et inhumaines, ont été utilisées comme excuse par des éléments radicaux en Europe pour rendre la pareille aux Juifs, sans se soucier de l’appartenance politique. Problème de longue date, qui a atteint son point culminant dans les camps de la mort pendant la Seconde Guerre mondiale, l’antisémitisme reposait sur la base sans consistance que les Juifs étaient responsables de la mort de Jésus. Cette vue étroite ne tient pas compte de la réalité de la résurrection de Christ : Jésus n’est pas resté mort. Par Sa résurrection, Il assurait le pardon des péchés pour tous ceux qui viennent à Dieu à travers Lui — y compris les Juifs.

 

Né, Juif — Mort, Juif.

Ce fut pour Son peuple bien-aimé, Israël, qu’Il fut crucifié, clouant leurs transgressions sur la croix (Col .2 : 14 ; Rom. 2 : 9-11). Aujourd’hui, tenir le peuple juif pour coupable de Déicide c’est oublier la question du salut. Il était nécessaire que Christ meure, peu importe la manière dont cela se produisit, car sans Sa mort, il ne pouvait y avoir de salut — pas de délivrance de la malédiction du péché et de la mort.

Cette malédiction, qui pèse sur le monde entier, Juifs et Gentils également, fut causée par le péché du premier homme, Adam, en Éden. La lueur d’espoir offerte à Adam et Ève dans la promesse de Dieu que “la semence de la femme” détruirait Satan, fut amplifiée dans les promesses données à Abraham et sa postérité (Gen. 3 : 15 ; 12 : 1-3). Ce fut dans le développement de la nation juive, choisie par Dieu, que les promesses furent plus clairement concentrées, en particulier dans les écrits des prophètes. À Israël furent confiés les oracles de Dieu, les Saintes Écritures. Associé aux écrits hébraïques, le Nouveau Testament donne aux chrétiens la compréhension du Plan de rédemption de Dieu. Ainsi, la foi chrétienne a des fondements juifs. Cela semble étrange que le cœur chrétien ne soit pas reconnaissant au peuple qui fut si efficacement utilisé comme conduit pour nos bénédictions actuelles.

Quand nous considérons le service et la mort de Jésus en la période religieuse qui arrive, réjouissons- nous de la vaste et merveilleuse ampleur du Sacrifice le plus exceptionnel.