CT RUSSELL
HABAKUK
L'ETENDARD DE LA BIBLE
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Extrait du volume de C.T. RUSSELL « Le Divin Plan des Âges ».

(Chapitre VI.)
•LE RETOUR DE NOTRE SEIGNEUR — SON BUT,
LE RETABLISSEMENT DE TOUTES CHOSES.
Le second avènement personnel et prémillénaire de notre Seigneur. — Son rapport avec le premier avènement.— Le retour de notre Seigneur est manifestement l'espoir de l'Église et du monde.
ET qu'il envoie celui qui vous a été prêché d'avance Jésus-Christ, lequel il faut que le ciel reçoive, jusqu'aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé par la bouche de tous ses saints prophètes de tout temps. » Actes 3 : 20, 21.
Notre Seigneur a voulu faire comprendre à ses disciples qu'il reviendrait dans un certain but, d'une certaine manière et à un certain temps ; c'est, nous le présumons, admis et cru par tous ceux à qui les Écritures sont familières. Il est vrai que Jésus a dit : Voici, moi je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin de l'âge » (Matthieu 28 : 20), et, par son esprit et par sa parole, il a été continuellement avec l'Église, guidant, dirigeant, réconfortant, et soutenant ses saints et les consolant au milieu de toutes leurs afflictions. Mais quoique l'Église ait su pour son bonheur que le Seigneur connaissait toutes ses voies et qu'il lui prodiguait constam­ment ses soins et son amour, elle désire pourtant vivement son retour personnel promis ; car s'il dit : « Et si je m'en vais... je reviendrai » (Jean 14 : 3), il fait certainement allu­sion à une seconde venue personnelle.
Certains croient qu'il faisait allusion à la descente du saint Esprit lors de la Pentecôte ; d'autres, à la destruction de Jérusalem, etc. ; mais selon toute apparence, ils ont fermé les yeux sur le fait que, dans le dernier livre de la Bible, écrit quelque soixante ans après la Pentecôte et vingt-six ans après la destruction de Jérusalem, celui qui mourut, et qui vit, parle de l'événement comme étant futur encore, en disant : « Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi. » Et Jean, inspiré, répond : « Oui, viens, Seigneur Jésus ! » — Apoc. 22 : 12, 20.
Un assez grand nombre de chrétiens pensent que lorsque des pécheurs se convertissent, cela constitue une partie de la venue du Seigneur, et qu'il continuera à venir ainsi jusqu'à ce que tout le monde soit converti. Alors, d'après eux, il sera venu entièrement.
Évidemment, tous ceux-là perdent de vue, sur ce point, le témoignage des Écritures qui déclarent le contraire de ce qu'ils attendent : que, à l'époque du second avènement de notre Seigneur, le monde se trouvera bien loin d'être converti à Dieu ; « que dans les derniers jours il surviendra des temps fâcheux. Car les hommes seront... amis des voluptés [des plaisirs] plutôt qu'amis de Dieu » (2 Tim. 3 : 1-4) ; que « les hommes méchants et séducteurs iront de mal en pis, séduisant et étant séduits » (v. 13). ils oublient l'avertissement spécial du Maître à son petit troupeau :
Veillez sur vous-mêmes, de peur... que ce jour-là ne vous surprenne inopinément. Car il viendra comme un filet sur tous ceux qui habitent la face de toute la terre [et qui ne prennent pas garde] » (Luc 21 : 34, 35). Ensuite, nous pouvons être sûrs qu'aucune allusion n'est faite à la conversion des pécheurs, quand il est dit : « Toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui » quand elles le verront venir (Apoc. 1: 7). Les hommes se lamentent-ils à cause de la conversion des pécheurs ? Bien au contraire, si ce passage se rapporte, comme presque tous l'admettent, à la présence de Christ sur la terre, il enseigne que tous sur la terre n'aimeront pas son apparition, ce qu'ils feraient certainement s'ils étaient tous convertis.
Certains attendent une venue et une présence réelles du Seigneur, mais ils reculent de beaucoup l'époque de cet événement, prétendant qu'il faut que le monde soit converti par les efforts de l'Église dans sa condition actuelle, et qu'alors l'Âge millénaire commencera. Ils prétendent que lorsque le monde aura été converti, et Satan lié, que la connaissance de I'Éternel aura rempli toute la terre et que les nations n'apprendront plus la guerre, alors l'oeuvre de l'Église, dans sa condition présente, sera achevée ; et que lorsqu'elle aura accompli cette tâche difficile et grande, le Seigneur viendra pour clore les affaires terrestres, pour récompenser les croyants et condamner les pécheurs.
Quelques passages de I'Écriture, pris séparément, semblent appuyer cette manière de voir, mais si la parole et le plan de Dieu sont considérés comme un tout, il se trouve que tous favorisent l'opinion contraire, c'est-à-dire que Christ viendra avant la conversion du monde et régnera en vue de sa conversion ; que maintenant l'Église est mise à l'épreuve ; que le salaire promis à l'Église après sa glorification consistera dans sa part du règne du Seigneur Jésus ; et que c'est la promesse de Dieu de bénir le monde par son moyen, et de faire arriver toute créature à la connaissance de I'Éternel. Telles sont les promesses de Dieu : « Celui qui vaincra, je lui donnerai de s'asseoir avec moi sur mon trône. » « Ils vécurent et régnèrent avec le Christ mille ans » . — Apoc. 3 : 21 ; 20 : 4.
II y a deux textes auxquels en appellent principalement tous ceux qui prétendent que le Seigneur ne viendra qu'après le Millénium. L'un est : « Cet Évangile du Royaume sera prêché par toute la terre en témoignage à toutes les nations ; et alors viendra la fin » (Matth. 24 : 14). Ils prétendent que cela se rapporte à la conversion du monde avant la fin de l'Âge de l'Évangile. Mais témoigner au monde n'implique pas la conversion du monde. Le texte ne dit rien concernant la façon dont le témoignage sera reçu. Ce témoignage a déjà été donné. Les rapports des sociétés bibliques démontrèrent en 1861 que l'Évangile avait été publié dans toutes les langues de la terre quoique tous les millions d'habitants de la terre ne l'eussent pas reçu. Non, pas même la moitié des seize cents millions d'êtres humains vivants n'a jamais entendu le nom de Jésus. La condition du texte est néanmoins accomplie : l'Évangile a été prêché dans le monde entier pour servir de témoignage — à chaque nation.
L'apôtre (Actes 15 : 14) raconte que le but principal de l'Évangile dans l'Âge présent, c'est « de tirer un peuple », pour le nom de Christ,— l'Église triomphante, qui sera unie avec lui lors de son second avènement et recevra son nom. Le témoignage au monde durant cet Âge-ci est un but secondaire.
L'autre texte est celui-ci : « Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je mette tes ennemis pour le marchepied de tes pieds. » (Psaume 110 : 1). L'idée vague et indéfinie sur ce texte paraît être celle que Jésus s'assied sur un trône matériel, quelque part dans les cieux, jusqu'à ce que l'oeuvre de l'as­sujettissement de toutes choses soit accomplie pour lui par l'Église, et qu'alors il viendra pour régner. C'est une conception fausse. Le trône de Dieu dont il est question, n'est pas un trône matériel, mais signifie son autorité et sa domination suprêmes ; et le Seigneur Jésus a été élevé pour avoir part à cette domination. Paul déclare que « Dieu a souverainement élevé [Jésus] et lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom ». Il lui a conféré une autorité qui surpasse toute autre autorité, sauf celle du Père. Si Christ s'asseyait sur un trône matériel jusqu'à ce que ses ennemis fussent faits son marchepied [tous subjugués] alors, naturellement, il ne pourrait venir que lorsque toutes choses lui auraient été assujetties. Mais si la « droite » dans ce texte ne signifie point endroit ou siège fixe, mais, comme nous le prétendons, puissance, autorité et domination, il s'ensuit que le texte que nous examinons, ne s'oppose nullement à l'autre passage biblique : que Jésus vient « s'assujettir toutes choses » (Phil. 3 : 21), en vertu du pouvoir dont il est revêtu. Pour illustrer cela : nous disons que l'empereur Guillaume est assis sur le trône d'Allemagne, et cependant nous ne pensons pas à son siège royal, qu'il occupe, en effet très rarement. Si nous disons qu'il est sur le trône, nous entendons par là qu'il règne sur l'Allemagne. La droite signifie la place principale, une position d'excellence ou de faveur, la plus rapprochée de l'altesse régnante. Ainsi le prince Bismarck fut élevé ou établi à la droite du pouvoir par l'empereur d'Allemagne, et Joseph fut à la droite de Pharaon dans le royaume d'Égypte — non au sens littéral, mais suivant l'expression courante. Les paroles de Jésus à Caïphe s'accordent avec cette idée :
Désormais vous verrez le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance, et venant sur les nuées du ciel » (Matthieu 26 : 64). Il sera à la droite lors de sa venue, il restera à la droite durant l'Âge millénaire et pour toujours.
En examinant plus à fond les plans révélés de Dieu, nous aurons une plus large vue sur l'objet du premier et du second avènements ; et nous devons nous souvenir que les deux événements sont en rapport comme des parties d'un seul et même plan. L'oeuvre spécifique du premier avènement était de racheter le genre humain ; et celle du second est de rétablir, de bénir et de délivrer les rachetés. Ayant donné sa vie en rançon pour tous, notre Sauveur monta au ciel pour présenter ce sacrifice au Père, faisant ainsi la réconciliation pour l'iniquité humaine. Il attend et permet que « le prince de ce monde » prolonge l'empire du mal jusqu'à ce que le choix de « l'Épouse, la femme de l'Agneau », soit terminé ; car il faut que chacun de ses membres triomphe des influences du « présent monde mauvais », afin de pouvoir être digne d'un tel honneur. Alors l'heure de commencer l'oeuvre de distribuer à tout le genre humain les grandes bénédictions acquises par son sacrifice sera venue, et Christ sortira pour bénir toutes les familles de la terre.
Assurément, le rétablissement et la bénédiction auraient pu commencer tout de suite, lorsque le prix de la rançon fut payé (déposé) par le Rédempteur : alors la venue du Messie n'aurait été qu'un événement unique, le règne et la bénédiction commençant sur le champ, comme les apôtres s'y attendaient en premier lieu (Actes 1: 6). Mais Dieu avait en vue « quelque chose de meilleur pour nous » — l'Église chrétienne — (Hébreux 11: 40) ; c'est donc dans notre intérêt qu'il y a un intervalle de dix-neuf siècles entre le règne de Christ et les souffrances de la Tête (du Chef).
Cette période entre le premier et le second avènements, entre la rançon pour tous et la bénédiction de tous, est assignée pour l'épreuve et le choix de l'Église, qui est le corps de Christ ; autrement il n'y aurait eu qu'un seul avènement, et l'oeuvre qui se fera durant la période de sa seconde présence, dans le Millénium, aurait suivi la résurrection de Jésus. Ou bien, au lieu de dire que l'oeuvre du second avènement aurait suivi immédiatement l'oeuvre du premier, disons plutôt que si l'Eternel n'avait pas formé le dessein de choisir le petit troupeau », le corps de Christ le premier avènement n'aurait eu lieu au temps où il eut lieu en fait, mais serait survenu au temps du second avènement, et ainsi il n'y en aurait eu qu'un seul. Car, de toute évidence, Dieu a fixé la permission du mal pour six mille ans, (le même que la purification et la restitution de toutes choses seront accomplies dans le septième millénaire).
Ainsi l'on voit que la venue de Jésus, comme sacrifice et rançon pour les pécheurs, précéda le temps de bénédiction et de restauration d'assez longtemps pour permettre le choix de son « petit troupeau » de « cohéritiers ». Cela expliquera à certains le retard qu'en apparence Dieu apporte à la distribution des bénédictions promises après que la rançon la rendit possible. Ces bénédictions viendront au temps convenable conformément au plan, bien que, pour un dessein glorieux, le prix fût pourvu bien avant le temps espéré par les hommes.
L'Apôtre nous apprend que Jésus a été absent de la terre — dans le ciel — durant tout l'intervalle compris entre son ascension et le début des temps du rétablissement de toutes choses, ou de l'Âge millénaire, — « lequel il faut qu'il retienne jusqu'aux temps du rétablissement de toutes choses », etc. (Actes 3: 21). Puisque les Écritures enseignent que le but du second avènement de notre Seigneur est le rétablissement de toutes choses, et qu'à l'époque de son apparition les nations seront si loin d'être converties qu'elles seront irritées (Apocalypse 11 : 18), et en opposition les unes avec les autres, il nous faut admettre, ou bien que l'Église faillira à sa mission et que jusque-là le plan de Dieu aura échoué ; ou, comme nous le prétendons et l'avons démontré, que la conversion du monde dans l'Âge présent n'était pas attendue de l'Église, mais que sa mission a été celle de prêcher l'Evangile pour servir de témoignage, et de se préparer sous la direction divine pour son oeuvre grandiose future. Dieu n'a nullement épuisé sa puissance de convertir le monde. Non ! Que disons-nous ? Il n'a pas même encore essayé la conversion du monde.
Cela peut paraître à plusieurs une parole étrange, mais réfléchissons un peu : si Dieu a réellement tenté une telle oeuvre n'a-t-Il pas échoué d'une manière évidente ? car, comme nous l'avons déjà constaté, parmi les milliards d'êtres humains, une petite fraction seulement a entendu parler intelligemment du seul nom par lequel tous doivent être sauvés. Nous n'avons fait qu'exprimer un peu fortement les vues et les doctrines de quelques-unes des sectes principales (des baptistes, des presbytériens et d'autres), à savoir, que Dieu élit ou choisit maintenant un « petit troupeau », une Église hors de ce monde. Ils croient que Dieu ne fera rien de plus que de choisir cette Église, tandis que nous trouvons que l'Ecriture enseigne quelque chose de plus dans le plan divin : une RESTITUTION qui sera accomplie pour le monde par le moyen de l'Église élue, aussitôt qu'elle sera complétée et glorifiée. Le « petit troupeau » (les vainqueurs) de cet Âge de l'Evangile, n'est que le corps de « la postérité » (ou « la Semence »), en laquelle ou par laquelle toutes les familles de la terre doivent être bénies.
Combien il doit être difficile pour ceux qui maintiennent que l'Éternel tente depuis six mille ans de convertir le monde et qu'il échoue toujours, de faire concorder de pareilles vues avec la Bible, qui nous assure que tous les desseins de Dieu seront exécutés, et que sa Parole ne retournera pas à lui sans effet, mais qu'elle prospérera dans les choses pour lesquelles elle fut envoyée (Ésaïe 55: 11). Le fait que le monde n'a pas encore été converti, et que la connaissance de l'Éternel n'a pas encore rempli la terre, nous prouve que cette Parole n'a pas encore été envoyée pour cette mission.
Cela nous amène à deux doctrines qui ont divisé les Chrétiens pendant des siècles, à savoir : élection et grâce libre. Aucun lecteur sérieux de la Bible ne niera que ces deux doctrines aient un fondement biblique, malgré leur contraste apparent. Ce fait devrait nous faire supposer tout de suite que les deux doivent être vraies en quelque sorte ; mais elles ne peuvent être mises en harmonie que par l'observation de la loi céleste, l'ordre, et par « la juste dispensations de la parole de la vérité » sur ce sujet. Cet ordre, si nous l'observons ainsi qu'il est représenté dans le plan des Âges, nous montre clairement que, tandis qu'une élection a eu lieu dans l'Âge présent et dans les Âges passés, Dieu pour ce qui est du monde en général, pourvoit durant l'Âge millénaire à ce qui, pour éviter la confusion, est appelé la grâce libre. Si les traits distinctifs des époques et des dispensations, traits qui ont été esquissés dans un chapitre précédent, sont encore présents à la mémoire du lecteur, et si tous les passages qui ont rapport à l'élection et à la grâce libre sont examinés et classés, on trouvera que tous ceux qui traitent de l'élection sont applicables aux Âges passés et à l'Âge présent, tandis que ceux qui enseignent la grâce libre s'appliquent complètement à l'Âge prochain.
L'élection, toutefois, comme la Bible l'enseigne, n'est point une coercition arbitraire, ou du fatalisme, comme on le croit généralement et comme ses défenseurs l'enseignent, mais elle est un choix conforme à ce qui est favorable et propre au but que Dieu s'est proposé pendant la période assignée à cet effet.
La doctrine de la grâce libre, soutenue par les Arminiens, est de même une manifestation de la grâce abondante de Dieu bien plus grandiose que ce que les plus zélés de ses défenseurs aient jamais enseigné. La grâce ou la faveur de Dieu en Christ est toujours libre en ce sens qu'elle est imméritée ; mais, depuis la chute de l'homme dans le péché jusqu'au temps présent, certaines des faveurs de Dieu sont restreintes à des personnes, classes et nations particulières, tandis que dans l'Âge prochain tout le monde sera invité à participer aux faveurs offertes, à des conditions qui seront alors portées à la connaissance de tous ; que celui qui [alors] voudra de l'eau vive, en prenne gratuitement » Apocalypse. 22 : 17.
Si nous portons nos regards en arrière, nous remarquons le choix ou l'élection d'Abraham et de certains de ses descendants qui furent comme des canaux par lesquels devait venir celui qui doit bénir toutes les familles de la terre, la Semence promise (Gal. 3 : 29). Nous remarquons aussi Israël choisi d'entre toutes les nations par Dieu, la seule en laquelle Dieu illustra d'une manière typique comment s'accomplirait le grand travail pour le monde ; — sa délivrance d'Egypte, son Canaan, ses alliances, ses lois, ses sacrifices pour les péchés, pour l'effacement de sa culpabilité et pour l'aspersion du peuple ; et son sacerdoce pour accomplir tout cela, était une image en petit et une représentation typique du vrai sacerdoce et des vrais sacrifices pour la purification de toute l'humanité. Dieu dit à ce peuple : « Je n'ai connu que vous d'entre toutes les familles de la terre (Amos 3 : 2). Ce peuple seul fut reconnu jusqu'à ce que Christ vînt ; et il fut reconnu encore après, car le ministère de Christ était limité à lui, et Jésus ne permit pas d'abord à ses disciples d'aller chez d'autres peuples, disant en les envoyant : « Ne vous en allez pas sur le chemin des nations et n'entrez dans aucune ville de Samaritains. » — Pourquoi Seigneur ? Parce que, leur explique-t-il, « Je ne suis envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël » (Matthieu. 10 : 5, 6 ; 15 : 24). Tout son temps jusqu'à sa mort fut dévoué à ce peuple, et c'est là que s'accomplit sa première œuvre pour le monde, la première manifestation de sa grâce libre et surabondante, et qui, « au temps marqué », sera en vélite une bénédiction pour tous. Ce don, le don le plus sublime de Dieu, ne fut point limité à une nation ou à une classe. Il n'était point pour Israël seul, mais pour tout le monde ; car Jésus-Christ, par la grâce de Dieu, goûta la mort pour chacun (Hébr. 2: 9).